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vendredi 3 février 2006

Les sites Internet amazighs et l'écriture de Tamazight

source


à Amazighword:

  Alphabet In this portal, we have opted for the Latin-based alphabet because it is the most popular among the Amazigh and pro-Amazigh associations today. The Berbero-Iberian numbers (incorrectly qualified by the West as "arabic numerals," the Middle Eastern Arabs never having used them, much less invented them) have been adopted : they are at the basis of modern algebra, the latter invented by the Kurdish mathematician, Alkhawarismi (who gave his name to algorithms).

  Caractère Le choix des caractères s'est porté sur le caractère latin qui est largement utilisé par les associations Amazighes et pro-Amazighes. Les chiffres berbéro-hibériques ( improprement appelés "chiffres arabes" par l'occident, les Arabes du Moyen Orient ne les ont jamais utilisés, encore moins inventés) ont par contre été adoptés : ils sont à la base de l'algèbre moderne inventée par le matématicien kurde AlKhawarismi (qui a donné son nom aux algorithmes).

Notation de tamazight:
CONVENTIONS ORTHOGRAPHIQUES

L'alphabet latin, stable, universel et pratique, convient parfaitement au système phonologique de la langue amazighe. Aucun autre alphabet ne peut satisfaire les exigences orthographiques de cette langue.
L'alphabet amazigh est constitué de 26 lettres latines: 21 consonnes et 5 voyelles. Une consonne tendue est représentée  par une double lettre.

Lettre

Valeur

Exemple de prononciation

a

[a] Elle se prononce toujours [a] lorsqu'il n'est munie d'aucun signe graphique. Exemples: fad (soif); awal (parole)...
b [b] Exemples : baba (père), ebbey [bbi] (couper)...
c [ch] Se prononce [ch] Exemples : maca (mais), uccen (chacal)...
d [d] Spirant et occlusif  Exemples : udad (mouflon), eddu [ddou] (aller)...
e [e] Voyelle neutre (ne se prononce pas). Elle a un rôle essentiellement grammaticale et orthographique. Elle est fixe dans le mot. Exemple : ilelli (libre)...
f [f] afus (la main), tadeffuyt (la pomme)...
g [g] Se prononce [gy] s'il est simple. Ex. aga (seau); iger (champ)... et [gg]
lorsqu'il est tendue. Ex.  ggafey [ggafi] (remonter)... Dans certains
vocable, le graphème "g" [g] peut se prononcer [j] (accent du Nord) Ex.
agellid [agellid] / [ajellid] (roi); agru [agru] / [ajru] (grenouille)...
h [h] ta bhimt (animal); uhu [ouhou] (non); ihi (donc)...
i [i] Se prononce [i]. Exemples: izi (mouche); imi (bouche); taziri (clair de lune)...
j [j] Exemples: ajenwiy [ajenwi] (le couteau); ejjey [jji] (être guéri)...
k [k] Spirant et occlusif. Se prononce [k] lorsqu'il est simple. Exemples: tafaska (fête), et [kk] s'il est tendue. Exemple: tasekkurt (perdrix). Pour certains vocables, le graphème "k" [k] peut se prononcer [c] (accent du Nord).
Exemples: Marikan [marikan] / [marican] (Amerique); akal [akal] / [acal]  (terre); tafukt [tafukt] / [tafuct] (soleil)...
l [l] Exemples: alim (paille); allen (yeux)...
m [m] Exemples: aslem (le poisson); ammas (milieu)...
n [n] Exemples: anu (puits), asennan (épine)...
o [o] Voyelle particulièrement présente dans les emprunts au lexique universel.
Exemples: Oksygène [oksijin]; ozone (ozone)... La voyelle "o"  est rarement utilisée dans les mots amazighs. Exemples: le verbe ejjo (sentir mauvais), doit s'écrire avec un "o" pour ne pas le confondre avec le verbe ejju [jjou] (sentir bon)...
p [p] Consonne qui ne se rencontre que dans les noms propres Exemples: Apuleius, Tipaza, Paris, Philadelphia [filadilfia]... et dans les vocables empruntés au lexique universel. Exemples: apiano (piano), amikroskop (microscope), tapasport (passeport), tapsykolojit [tapsikolojit] (psychologie); aplasma (plasma); apinisilin (pénicilline)...
q [q] Exemples: aqrab (le sac), aqqay (baie)...
r [r] Exemples: amur (la part), tagherrabut (le petit  bateau)...
s [s] Exemples: tasarut (la clef), ass (jour)...
t [t] Se prononce [t] ou [th] lorsqu'il est simple. Exemples: tamatart (indice), et [ts] s'il est tendue. Exemples: ettu [tsu] (oublier), tabratt [tabrats] (lettre)...
u [u] Voyelle qui se prononce [ou] lorsqu'elle n'est munie d'aucun signe graphique. Exemples: ul [oul] (coeur), azul [azoul] (salutation), uhu [ouhou] (non]...
v [v] Consonne présente dans les emprunts aux au lexique universel. Exemples:  avitamin; avirus...
w [w] Semi-consonne: se prononce [w], exemples:  war (sans), amawal (lexique), agraw (assemblée)... Et se vocalise en [u], exemples: arew [aru] (enfanter), sew [su] (boire), wet [out] (frapper)...
x [x] Se prononce [kh] Exemples: talexsa [talxsa] (bouillie de fève), taxamt (la tente)...
y [y] Semi-voyelle qui se prononce [y], exemples:  amnay (le cavalier); ayaw (branche); ayur (lune)... Et se vocalise en [i] comme dans: zrey [zri] (passer); asey [asi] (prendre); awey [awi] (emporter)...
z [z] Exemples: tazmert (la force), azzar (chevelure)...

Certains sons amazighs sont représentés par des doublets de lettres. Les lettres d'un digramme ne peuvent se prononcer séparément.

Lettre

Valeur

Exemple de prononciation
zs [Z emphatique] Exemple: azsalim [azalim] (oignon); ta zsallit [tazallit] (la prière)... La
tension sur ce digrammes est représentée par le redoublement de la première lettre. Exemple: zzsall [ZZal] (prier), zzsu [Zzou] (planter)...
dt [D emphatique] Se prononce [d] lorsque il est simple. Ex. rdtel [rdel] (prêter); aghadt [aRad] (bouc); adtar [adar] (pied)... Tendu (forme d'habitude de certains verbes), ou lié à la marque "t" du féminin, il se transforme en un trigramme "dtt" qui se prononce [TT emphatique]. Ex. redttel [rttel] (prêter "habituellement"); kradt / kradtt (trois/ féminin); taghadtt [taRatt] (chèvre); adttan [attan] (maladie)... Il est très rare qu'un vocable amazigh garde le son "dt" [d] sous forme tendue "ddt" [dd]. Certains emprunts gardent cette forme. Exemples: weddter [wDDer] (perdre); feddta [fedda] (terminer)...
gh [R] Ex. amazigh  (le berbère); taghawsa (la chose)...
La tension de ce digramme le transformerait en "qq" dans la forme d'habitude de certains rares verbes: Exemples: ghez [Rez] (creuser) - qqaz [qqaz] (creuser "habituellement "); gher [Rer] (appeler, lire) - qqar (lire "habituellement")...

Deux sons - qui ne se rencontrent en général que dans les mots empruntés à l'Arabe - sont notés par:

Lettre

Valeur

Exemple de prononciation
[h] arabe a fellah° [afellah] (cultivateur); tah°anut [tahanut] (boutique);  asehh°ar [asehhar] (sorcier)...  En cas de tension, seule la deuxième lettre est suivie de ce signe.
â [ 'ain] arabe taârabt [ta'rabt] (arabe); âmmi ['mmi] (oncle)...

Remarques:

1- À l'écrit, la vélarisation est rarement noté. Quand c'est nécessaire, on ajoute un "w" après les consonnes /g/ ou /k/. Exemple: reggwel (fuir "habituellement") s'écrit avec un "w" pour ne pas le confondre avec reggel (fermer "habituellement"); de même: akw [akw] (tout) et ak (pronom personnel)... Autres exemples: aseggwas (année); ameddakwel [amddakwl] (compagnon)...
Les variantes vélaires de "q" de "x" et de "gh" sont plutôt des réalisations phonétiques locales qu'il faut en général ignorer.

2- À l'écrit, on ne tient pas compte de la variante emphatique de [r] ni de [s]. Ces deux sons, ne sont emphatiques que par influence d'un son emphatique voisin, ou au contact de "gh" ou "q". Exemples:
azsur [aZur] (racine); adtar [aDar] (pied); dttes [Ttes] (dormir); asghar [asRar] (bois); aghrum [aRrum] (le pain); ighes [iRes] (os)...

3- Il n'y a pas de différence graphique entre un son occlusif et un son spirant correspondant. Les deux sons sont notés par une même lettre.

4- Les sons [dj], [tc] et [dz] sont également représentés par des doublets de lettres. Ces doublets sont cependant considérés comme des digrammes secondaires puisque les lettres qui les composent peuvent se prononcer séparément. Ces sons - rares en amazighe -  se prononcent toujours sous forme tendue. Il serait donc inutile de marquer cette tension, mais si c'est nécessaire, seule la deuxième lettre du digramme est doublé. 

Exemples:

[dj]
adjje (laisser); Djurdjura (montagnes de Kabylie)...

tc [tc]
tcce (manger) , utcci (repas)...

dz [dz]
dzze (moudre), adzayeriy (algèrien)...


5- Pour les noms propres (de même pour orthographier certains emprunts), on
utilise les digrammes ou trigrammes suivants:

ch [ch]
Marrakech; Chili; Aicha...

kh [kh]
Khalid; Khenifra; Khenchala; Khadija...

ph [f]
Mustapha; Sophia; Philadelphia; Philippins...

tch [tch]
Tchad; Tchétchénia...


à: Tawiza

 

Comment lire les textes en amazigh dans Tawiza?

Latin

Arabe

Imedyaten (exemples)

a

أ

aman (eau)

 

b 

ب

barra (dehors)

 

c

ش 

cek (toi)

 

d      

د

imendi (blé)

dj         

دج

adji (cerveau)

 

e      

cek

 

f   

ف 

afus (main)   

g   

yegga (il a fait)

 

gh          

غ

aghrum (pain)

 

h           

ح

ahenjir (enfant)

 

i       

إ 

ini (dire)

 

j             

ج 

amjar (faucille)

 

k   

ك

kkar (se lever)

 

l      

ل

walu (rien)

 

m   

م    

tamment (miel)

 

n      

ن

anu (puits)

 

o   

ع

oan (pousser)

 

p    

ه

wap (oui)

 

q            

ق

qim (s'asseoir)

 

r      

ر

irar (jouer)

 

s       

س

susem (se taire)

 

t      

ت

ttu (oublier)

 

tc       

تش

anitci (berger)

u      

ؤ

ur (coeur)

 

w

و 

awal (parole)

x 

خ   

axxam (maison)

 

y            

ي

yis (cheval)

 

z   

ز

izi (mouche)

 

– La lettre “v”, placée devant une consonne, la rend emphatique: “Yettu” (sans emphase) signifie “Il a oublié”, alors que “Yettvu” (avec emphase) est un prénom de femme.

 

– Le doublement de la consonne marque la  tension: “su” (boire); “ssu”(faire le lit - arroser)

 

- La spirantisation de "d" est volontairement négligée parce qu'elle ne paraît pas pertinente. Inutile de la noter donc, puisqu'il n'y a pas risque de confusion entre deux mots comprenant un "d" occlusif et un "d" spirant. Si des cas se présentent où la distinction entre un “d” occlusif et un “d” spirant s'avère utile et pertinente, alors on note “d” spirant en ajoutant une apostrophe (’) devant la lettre “d”, ce qui donne (d’): “Pda” - d'origine arabe - avec “d” occlusif signifie "Rester tranquille"; "Pd’a", avec “d” spirant, c'est "Brouter".
- Même chose pour la lettre "t". Cependant, il y a des cas où la spirantisation de "t" est pertinente, surtout quand il s'agit de distinguer entre certains pronoms masculins et féminins. Dans ces cas, on note la spirantisation de “t” en ajoutant aussi une apostrophe (’) devant la lettre (t) qui devient (t’): Ad t’ gharegh (“Je le lis” pour le masculin); ad t gharegh (“Je la lis” pour le féminin).

(Avant le numéro 58, nous notions les “d” et “t” spirants avec les doublets “jc” et “dt”. Mais la pratique de l'écriture et de la lecture des textes en amazighs, depuis des années,  nous a convaincu  que la nouvelle notation, consistant à ajouter une apostrophe aux “d” et “t” spirants, est plus facile, plus pratique et plus simple. Pour la lecture donc des textes d'avant le numéro 58, il faut faire attention à la notation de “d” et “t” spirants qui n'est pas la même que celle des numéro 58 et les suivants).

– Les deux affriquées “dj” et “tc” sont rendues par les  doublets ”dj” et  “tc”.

– Les  «û »; « ê » et « î » “labio-vélarisent” les consonnes qui les précèdent:

 

  «û» comme: “Aseggûs”; “Tammûrt”; “Yemmû” (Il est cuit); “Deg ûss...” (Dans le jour...). Le « û »   doit garder la même prononciation labio-vélarisée – une  prononciation qui se « situe »  entre le « a » et le « u » – même s’il n’est pas précédé par une consonne, comme  dans: “ûrgh” (L’or) “ûrjigh” (J’ai rêvé).

 

  « ê » comme dans: “Yeggêd” (Il a peur); “Yeggêj”(Il est loin).

 

  « î » comme dans: “Tzvekkîd” (Tu traverses); “Tessemmîd” (Tu cuis)

 

  Quand la consonne labio-vélarisée n’est pas suivie d'une voyelle (« û », ou «î») ou d’un schwa («ê»), c’est l’ajout ou la présence d’un « w » qui marquent la labio-vélarisation, comme dans: “Semmw” (Cuis); “Iteggw” (Il pétrit);  “Deg wfus” (Dans la main); “yeggwd it”(Il l a peur d’elle).

 

   Même si le « w » a une autre utilisation, nous pensons que cette deuxième utilisation, qui sert à marquer la labio-vélarisation, ne pose pas de problèmes puisque le « w » n’est utilisé ici que dans des cas particuliers où il n’est pas suivi d’une voyelle ou d’un schwa.

 

– Enfin, le choix de cette notation est commandé par les principes suivants:

 

Une écriture simple n’utilisant que les lettres latines communément connues.

 

Une écriture facile n’utilisant que les polices disponibles sur tout clavier ou machine à écrire en caractère latin.

 

Une écriture propre qui ne comporte pas de signes diacritiques alourdissant et déparant l’écriture, et déroutant, sans doute, les nouveaux apprentis; ce qui n’incite pas à apprendre et à aimer apprendre Tamazight

 


à Mondeberbere

  NOTATION UTILISÉE SUR CE SITE

  1. c et j représentent respectivement le ch et j du français. Exemples : cawr (consulter), ajeddig (fleur).
  2. g est toujours dur comme dans « gare », ne se prononce jamais comme j, même lorsqu'il est suivi d'un e ou d'un i.
  3. Le doublet gh correspond à un r grasseyé « à la parisienne. » Exemples : taghawsa (chose, affaire), amazigh (berbère), etc.
  4. Le u représente le ou français. Exemple : afus (main), su (boire), etc.
  5. à note le ayn de l'arabe. Exemples : Àli (Ali), aàrab (arabe).
  6. Les consonnes tendues sont représentées par une double lettre. Exemples : hârru (se dépêcher), ajeddig (fleur), imma (mère), etc.
  7. Les consonnes d, s, t et z deviennent emphatiques à côté d'une voyelle marquée par un accent circonflexe. Exemples : azûr (racine), assemmîd (froid), tamettût (femme), azâlim (oignon), izî (vésicule biliaire), adâr (pied), etc.
  8. De la même façon, à côté d'une voyelle marquée par un accent circonflexe, le h se prononce comme dans Muhâmad ou Hâmmu.
  9. La labio-vélarisation est transcrite de différentes manières : la consonne suivie d'un w sur la ligne [akw (tout)] ; la consonne avec en exposant un w [akwer (voler)] ; la consonne avec en exposant un o [asgg°as (année)].


à: Kabyle.com

 

Notation du berbère utilisée sur Kabyle.com

Le mode de transcription en Tamazight sur ce site est conforme aux conventions de transcription en vigueur dans les milieux berbérisants (INALCO, universités, litérature berbérisante, etc.).

Cependant, vu les difficultés de produire certains signes diacritiques sur Internet, certaines lettres y seront substituées, de façon cohérente, comme suit :

1- Les sons affriqués : les risques de confusion étant quasi-inexistants, nous noterons les affriquées comme suit :
- le son dj est rendu par la lettre j
- le son tch est rendu par la lettre c
- le son ts est rendu par le doublé tt
- le son dz est rendu par z (exemple : igezzem)

2- Le son pharyngal sonore 3 (le 3in arabe comme dans le mot a3eddis) est rendu par le chiffre 3.

3- Le son vélaire gh est rendu par le signe &

4- Les sons tendus sont rendus en doublant la lettre correspondante, ex. yedda

5- L'emphase est rendue par l'apostrophe. S'il s'agit d'un tendu, l'apostrophe est mise pour la deuxième lettre seulement.

6- La labio-vélarisation est soit rendue en faisant suivre le son labio-vélarisé par la lettre w ou bien elles simplement ignorée comme dans le prénom Ameqqwran ou Ameqqran

7- L'usage du trait d'union est restreint aux situations suivantes : a) Aux pronoms affixés aux noms, aux verbes et aux prépositions, b) Aux particules de rection attachées aux verbes c) Les démonstratifs : (exemple : ass-a, argaz-inna, etc.)

Posté par Zighcult à 06:57 - Langue berbère/Langue arabe - Permalien [#]