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vendredi 16 novembre 2007

12 ème salon international du livre en Algérie: 31 octobre-9 novembre 07

Salon international
du livre d’Alger
Du 31 octobre au 9 novembre 2007

Contexte
La douzième édition du Salon International du Livre d’Alger se tiendra du 31 octobre au 09 novembre 2007 dans une atmosphère d’ébullition culturelle propice aux échanges. En effet, grâce à la manifestation Alger, capitale de la culture arabe 2007, l’année des lecteurs et de l’industrie du livre aura été rythmée par un grand nombre de rencontres littéraires : le festival de la
poésie féminine (mars), la fête arabo-méditerranéenne du livre et de la bande dessinée (mai), un hommage à la Palestine à travers ses écrivains (novembre), entre autres. L’industrie de l’édition a également bénéficié d’aides à la traduction (auteurs algériens et maghrébins vers la langue arabe), à l’édition (auteures féminins, jeunes auteurs) et à la réédition.
Le salon, s’il est avant tout un événement grand public, se professionnalise et reste un palliatif pour les difficultés de la chaîne de diffusion-distribution qui existent dans le pays. L’Algérie était en 2006 le 14e pays client pour l’export du livre français (statistiques du SNE) et il est le second pays arabophone acheteur de droits français. Il s’affirme donc comme un partenaire privilégié de l’édition française. Rappelons que le bureau du Livre de l’Ambassade de France est très actif dans son soutien à la traduction et à la publication.
Cette année, nous vous demandons de nous fournir vos ouvrages en deux exemplaires car le stand BIEF sera organisé de la façon suivante :
- un espace d’exposition afin que les ouvrages soient consultables pendant toute la durée du salon,
- un espace dédié à la commercialisation des livres, cette dernière étant assurée par la ibrairie Multilivres dirigée par Omar Cheikh.
Par ailleurs, nous réserverons également un espace pour les ouvrages de Droit et STM. Nous conseillons vivement aux éditeurs référencés dans les catalogues BIEF 2007 de Droit-Sciences politiques et de Sciences-Médecine de participer à cette manifestation.

Grâce à l’inscription en ligne et à notre accord avec Electre, les livres que vous aurez sélectionnés sont présentés sur le site www.bief.org. Vous bénéficiez ainsi de l’exposition virtuelle de vos ouvrages.

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BILAN DE LA 12e EDITION DU SALON INTERNATIONAL DU LIVRE D’ALGER
Des couacs et des biznessmen ! 
Lesoirculture@lesoirdalgerie.com
Impensable ! Ce n’est pas arrivé et ce n’est pas près d’arriver ! Nous avons suivi le déroulement du 12e Sila et nous avons constaté, pendant une dizaine de jours, le spectacle affligeant des scellés posés sur le stand des éditions Inas.
Mais le plus choquant, c’est que tout autour de cette image symbolisant la position de la culture et de la libre expression en Algérie, c’est un autre mur en béton armé qui s’est érigé sous les yeux fermés à mi-clos des hommes de culture. Et si quelques rares voix se sont élevées par-ci par-là, le silence retentissant dans les allées et pavillons de la Safex a pris le dessus.
Et si les vendeurs de livres sont repartis les caisses pleines des recettes d’une année en librairie, ils reviendront encore l’année prochaine. Il est clair que si Bousaâd Ouadi avait fourni une liste complète de ses ouvrages en temps voulu, une
autre situation, peut-être pire que celle-ci, se serait produite ! Un autre scénario aurait émergé… mais aucun prétexte n’aurait existé.
Au-delà, même si Mohamed Benchicou n’a pas été retenu au 12e Sila, son livre les Geôles d’Alger, se vend par lot entier et les tirages en imprimerie augmentent au rythme de ses rencontres avec les lecteurs detoutes les régions d’Algérie.
Sam H.
ET SI LES EDITEURS AVAIENT RETIRE LEURS PARTICIPATIONS AU SILA ?
A tort où à raison ! Un premier bilan des évènements
de la 12e édition du Salon international du livre d’Alger (Sila) s’imposait. Nous avons rencontré Salah Chikirou, directeur central à l’Agence nationale de communication et publicité (Anep) et membre du comité chargé de l’exécution du Salon. Il faut cependant rappeler que le directeur général de l’Anep et président du comité d’organisation, Ahmed Boucenna, s’est totalement déchargé du préjudice causé aux éditions Inas au moment de la fermeture brutale de son stand.
Nous avons assisté en direct à cette situation presque comique où les retombées de cette affaire ont été confiées à la va-vite aux soins de Salah Chikirou qui ignorait tout au départ. Face à son patron, ce gestionnaire a tout de même accepté de porter cette lourde responsabilité de dernière minute contrairement aux autres membres du comité qui se sont défilés. Ces derniers ont préféré s’abstenir de tout commentaire à l’image de Ahmed Boucenna.
Alors simple infraction à la réglementation ou prétexte à l’interdiction du livre de Mohamed Benchicou ? Salah Chikirou nous répond...
Sam H.
SALAH CHIKIROU AU SOIR D’ALGÉRIE
Je n'ai rien à cacher. La décision de fermer le stand Inas revient au comité d'organisation. Dans cette histoire, tout est parti dans tous les sens. Pour le reste, je ne sais pas ce qui s'est passé puisque je n"étais pas là.

Le Soir d’Algérie :
Comment évaluez-vous cette 12e édition du Sila ?

Salah Chikirou :
La 12e édition du Sila, reste un franc succès malgré quelques couacs.
L’élément révélateur qui permet de dire cela est, d’une part, que cette manifestation a drainé un peu plus de monde malgré les intempéries et l’entrée symboliquement «payante» et le fait que les visiteurs ont pris d’assaut l’ensemble des stands.
D’autre part, nous avons engagé cette année un processus qui a eut pour objectif de rehausser l’envergure du Salon du livre dans son organisation à un niveau international.
D’ailleurs, de ce fait, nous avons dérangé beaucoup de personnes qui habituellement étaient installées dans un petit confort personnel de tous les ans. Il faut dire qu’ils commençaient à être plus ou moins néfastes pour le Salon.
Avec ce procédé, nous voulons revenir à un réel salon d’éditeurs et de couper court avec tous les marchands et biznessmen qui pullulent autour.
Salon ou vente en gros de livres, le Sila a surpassé le cap de la foire…
Comme vous savez, le Salon bénéficie d’une importante exonération d’impôts. Et beaucoup de participants utilisent cette parcelle pour fructifier leur commerce. Je n’ai rien contre le commerce de livre mais qu’au moins il y ait une justice. Comment voulez-vous qu’un éditeur étranger, qui paie son stand 85 dollars le mètre carré, vienne avec sa marchandise et trouve son propre produit vendu à côté par un importateur local qui lui a loué son stand 3 000 DA le mètre carré ? Il y a comme une concurrence déloyale. Le gros problème est d’organiser et de maîtriser tout le flux de livres et de littérature qui débarquent chez nous tous les ans et d’essayer de faire de ce Salon un réel point de rencontre de tous les professionnels du livre et des éditeurs ; qu’il n’y ait pas que de la vente du livre mais aussi des échanges et de la vente de droit des livres sans compter le cachet culturel. En fait, tout ce qui a trait à un Salon international du livre.

Au 5e jour, beaucoup d’exposants n’étaient pas encore installés, comment expliquezvous cette situation ?

Parlons-en des stands vides qui ont failli devenir presque une affaire. Sur les 580 exposants présents, au lendemain de l’inauguration du Salon, 560 exposants avaient récupéré leurs marchandises. Il restait une vingtaine qui n’avait pas reçu encore leurs marchandises
pour une raison ou une autre.
Il y a ceux qui n’avaient pas encore réceptionné de leurs pays d’origine les marchandises, notamment nos amis jordaniens, représentés par une dizaine de maisons d’édition, dont la marchandise n’a pu intégrer le port que samedi matin.
Aussi, il y a ceux qui ont remis les documents douaniers que jeudi matin, c’est le cas des Marocains et des Tunisiens, et vous n’ignorez pas que chez nous, le week-end c’est jeudi et vendredi, donc la procédure de dédouanement ne peut se faire que le samedi. Restent ceux qui n’ont pas pas accompli les formalités d’usage pour prendre possession de leurs marchandises et de leurs stands.
Peutêtre que le comité d’organisation est responsable du retard d’un ou deux éditeurs, mais c’est quoi un ou deux éditeursen comparaison de 580. C’est vrai que ça ne devrait pas arriver sauf que chez nous, quand les 560 exposants sont satisfaits, ce n’est pas un problème mais quand une vingtaine ne l’est pas, ça devient un problème.
J’adhère à cette forme de critique acerbe qui nous pousse de toute façon à avancer et à nous améliorer.

Des allées de pavillons déserts et une bataille rangée entre des éditeurs pour un même stand, ce n’est pas logique…

Ce sont simplement des maisons d’édition inscrites mais qui ne sont pas venues. Comme on attribue à chacun son stand avant l’inauguration, à l’ouverture, parmi les exposants qui avaient pris possession des locaux alloués, il s’est trouvé des absents.

Il y a des éditeurs qui sont arrivés à Alger avec quatre jours de retard…

Oui, effectivement. Une cacophonie a eu lieu. Nous avons eu affaire à un problème dû à l’indiscipline des éditeurs.
Certains sont allés jusqu’à squatter des espaces qui ne leur appartenaient pas. Les stands étaient numérotés mais cela n’a pas empêché ces forains de nous créer des problèmes terribles.
On ne peut pas sévir dans ces cas-là sauf que nous insistons auprès de ces gens pour libérer les lieux.

Comment expliquez-vous le manque de coordination avec les services des douanes ?

Initialement, lorsqu’on a démarré l’organisation de ce 12e Sila, la formule consistait à ce que l’éditeur s’inscrive avant le 30 juillet avec une liste des ouvrages à présenter à la commission nationale interministérielle de validation.
Ensuite, on saisit par courrier l’exposant pour lui signifier son inscription mais aussi les exigences de la commission.
C’est-à-dire, qu’il peut ou non exposer tel ou tel ouvrage.
Déjà à l’origine, on écarte ainsi les marchandises non désirées en Algérie.
Beaucoup ont respecté cette démarche mais d’autres l’ont ignorée dont les quatre éditeurs qui ont vu leurs stands fermés.

Un seul transitaire pour toutes les opérations douanières ?

Je suis d’accord pour dire qu’un seul transitaire ne suffit pas. C’est peut-être la le seul point de l’organisation du Sila.
Mais nous comptons y remédier !

A ce propos, qui a décidé de la fermeture des stands Inas ?

Pour ce stand qui a fait couler beaucoup d’encre, Bousaâd Ouadi, directeur général des éditions Inas m’a fait part de sa volonté de participer dix jours avant l’inauguration du Sila.
Comme c’est un éditeur connu et avec qui je noue une amitié de longue date, et puis à ce moment-là, il était encore possible d’inscrire les quelques retardataires nationaux, on lui a attribué un stand de 9 m2.
Je lui avais dit de me remettre une liste des ouvrages à exposer comme c’est le cas pour tout le monde. La liste a été transmise à la commission compétente puis validée.
Le lendemain de l’inauguration officielle, les éléments des éditions Inas ont placardé un peu partout dans le pavillon central des affiches annonçant la vente-dédicace du livre de Mohamed Benchicou. Et comme ce livre ne figurait pas dans la liste, jeudi matin, j’ai reçu le directeur des éditions Inas et sa représentante commerciale pour leur dire qu’on ne pouvait pas outrepasser le règlement intérieur.
Ils doivent s’en tenir à la liste qui a été remise. A partir de ce moment, les choses ont viré vers une autre pente et plus personne ne pouvait les maîtriser jusqu’au moment où il y a eu fermeture du stand.
Je n’ai ni la volonté ni le pouvoir d’interdire quoi que ce soit. Pourquoi voulez-vous que j’interdise un produit en vente libre partout ailleurs ?
C’est une aberration. Je pense qu’il y a un problème d’éthique par rapport à l’éditeur qui n’a pas respecté un engagement moral avec l’organisateur et un problème d’éthique également quant au traitement réservé par une certaine presse à cette “affaire”.
On est parti sur une pente focalisant sur un faux problème.
Un faux problème mais une décision radicale…
Je n’ai rien à cacher. La décision de fermer le stand Inas revient au comité d’organisation.
Dans cette histoire, tout est parti dans tous les sens. Pour le reste, je ne sais pas ce qui s’est passé puisque je n’étais pas là.
Pour moi, je vous le dit, ça reste un problème de réglementation, ni plus ni moins. Au cours du Sila, il faut savoir que nous avons également fermé quatre autres stands pour les mêmes raisons. Il s’agit des éditeurs égyptiens, Dar Abou Bakr Sedik, Dar Ibn Haytem et Dar Enafida ainsi qu’un éditeur libanais, Dar El Amir.
Je suis républicain, je l’ai toujours été et je le resterai toute ma vie. Je respecte les lois de la République. Je vais vous confier un secret. J’ai reçu des doléances de la part de mon éditeur. En effet, j’ai écrit un livre, le 30 septembre dernier. C’est-à-dire deux mois après l’envoi de la liste d’ouvrages à exposer de mon éditeur pour le Sila. Il est venu tout content avec ses affiches me disant qu’il allait l’exposer. Ma réponse a été négative du moment qu’il était en infraction avec le règlement intérieur, même s’il s’agissait de mon livre.
Une décision récusée par certains membres du comité…
Concernant la position de certains membres du comité, là aussi je n’ai pas de commentaire à faire. Ceci dit, dans un comité, on est censé être solidaire vis-à-vis des décisions.

Cela dit, comment expliquez-vous la manière brutale utilisée par les agents de sécurité de la Safex à l’encontre des éditions Inas ? Ce ne sont pas des criminels ?

J’étais absent. Je n’ai pasde commentaire là-dessus !

C’est quand même vous qui êtes chargé de l’organisation?

Oui. Cependant, quand on est chargé de l’organisation d’un tel événement, on ne peut pas
être au four et au moulin.
Maintenant, il y a plusieurs intervenants dans cette affaire. Je suis contre la violence de toutes sortes. Dans ce genre de situation, il y a toujours des dépassements et des malentendus.
Au-delà, je ne peux pas faire de commentaire et je n’étais pas là.
Je ne suis pas un superman pour aplanir et diriger le comportement des uns et des autres.

Concernant le communiqué de certains éditeurs qui n’auraient pas remis de liste d’ouvrages et dont les stands n’ont pas été fermés, vous pouvez nous en dire plus ?

En parlant de solidarité, ces mêmes éditeurs tels que Barzakh, Apic, Dalimens… ont remis une liste de leurs ouvrages à exposer le plus normalement du monde.
Pour preuve, je peux vous montrer les listes. Le problème de cette liste n’est pas fortuit.

Un petit détail de taille, l’affiche du Sila, traduite en français, prend un autre sens…

Justement. Pour la première fois, au sein du comité d’organisation, nous avons décidé du titre en arabe Tabit oua moutahawel, en référence au magnifique livre de Adonis.
Quelle meilleure personnalité qu’Adonis pour représenter la culture arabo-arabe, qui plus est, cette édition du Sila a été placée dans le programme de l’évènement “Alger, capitale de la culture arabe”.
On a eu beau chercher une équivalence en français, on n’a pas trouvé mieux que Liberté et imaginaire.
Ce n’est pas une traduction intégrale mais plus une adaptation approximative qui sied, par ailleurs, très bien à l’illustration.

Propos recueillis par Sam H.

Le Soir d’Algérie Culture Jeudi 15 novembre 2007 - PAGE10

Posté par ZIGHCULT à 02:39 - Le livre et l'édition en Algérie - Permalien [#]


lundi 15 janvier 2007

EDITION ALGERIE (rendez-vous de 2007)

12e Salon international du livre d'Alger
octobre - novembre 2007
Alger, ALGÉRIE
http://www.sila.dz

Fréquence : annuelle
Exposants de l'année précédente : 667 exposants de 23 pays en 2005
Fréquentation : 260 000 visiteurs en 2004
Contacts BIEF : Heber Ostroviesky h.ostroviesky@bief.org & Fatiha Drias f.drias@bief.org

SOURCE

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Formation des éditeurs d'Algérie
février / juin 2007
Alger, ALGÉRIE

Contacts BIEF : Pierre Myszkowski p.myszkowski@bief.org

SOURCE

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Formation des libraires d'Algérie
février / juin 2007
Alger, ALGÉRIE

Contacts BIEF : Pierre Myszkowski p.myszkowski@bief.org

SOURCE

Posté par ZIGHCULT à 16:29 - Le livre et l'édition en Algérie - Permalien [#]

11E ÉDITION DU SALON INTERNATIONAL DU LIVRE D’ALGER

   Le règlement interne du Salon international du livre d’Alger (Sila), dont la onzième édition est prévue du 30 octobre au 10 novembre prochain, a été amendé. Il connaîtra, de ce fait, des changements considérables.
Le règlement interne du Salon international du livre d’Alger (Sila), dont la onzième édition est prévue du 30 octobre au 10 novembre prochain, a été amendé. Il connaîtra, de ce fait, des changements considérables. « Les exposants étrangers, à la fin du salon, récupéreront les livres qu’ils ont exposés sans pour autant payer certains frais qui leur ont été imposés dans les précédentes éditions », a indiqué hier le président du Syndicat national des éditeurs algériens, M.Mohamed Tahar Guerfi.

Celui-ci, lors de son passage, hier, sur les ondes de la chaîne Ethaqafiya (culturelle) de la Radio nationale, a ajouté que les 670 exposants qui participeront à la nouvelle édition du Sila, ont déjà envoyé les listes des livres à exposer. Lesquelles sont actuellement sur les bureaux des ministères, respectivement, des Affaires religieuses, et celui de la Culture.

Revenant sur la situation du secteur du livre en Algérie, le conférencier en a brossé un tableau qui n’est pas du tout reluisant. Néanmoins, à l’en croire, cette situation, que d’aucuns jugent de précaire, est due principalement à l’absence d’une réglementation fiable régissant le paysage éditorial en Algérie. « Ce qui cause d’énormes préjudices au secteur du livre en Algérie, c’est bien l’absence des lois » a révélé, non sans amertume, le représentant des 70 éditeurs algériens adhérés au Snel.

Il a, en ce sens, déploré le silence radio ob-servé par le ministère de la Culture. « Nous avons déposé auprès de la tutelle, une série de suggestions et de propositions. La ministre de tutelle nous a promis d’étudier ce dossier et elle nous a promis par là même, d’élaborer une loi sur le livre », a indiqué M.Guerfi. Dans sa lancée, le conférencier poursuit : « A chaque fois qu’on s’enquiert du dossier on nous dit d’attendre. La première fois, on nous a promis que la loi sera adoptée au mois de juin dernier. Alors que le mois de juin a tiré à sa fin sans pour autant avoir quoi que ce soit ; nous avons alors reformulé la demande, cette fois-ci encore on nous a promis d’adopter ce fameux projet de loi au mois de septembre dernier. Mais, malheureusement, à ce jour on n’a rien vu venir ».

A se demander, maintenant et à juste raison, en quoi consiste cette fameuse politique du livre dont ne cesse de parler la ministre de la Culture. Peut-on, en effet, encourager l’édition, construire des bibliothèques, et allouer des budgets alors qu’aucune réglementation ni loi régissant le livre ne sont élaborée ?

A propos de la piètre qualité du livre scolaire, confectionné par les éditeurs privés, le président du Syndicat national des éditeurs algériens a imputé cette lacune au ministère de l’Education nationale. « La tutelle nous a remis un travail et elle nous a chargés uniquement de la tâche de l’imprimer. Nous n’avons eu droit à aucun regard sur la matière ni la qualité que ces livres contiennent. Et ce n’est qu’après avoir terminé le travail que nous en avons constaté les lacunes dont tout le monde parle aujourd’hui », a conclu le président du Syndicat des éditeurs algériens, M.Mohamed tahar Guerfi.

Hakim KATEB

SOURCE


11e Salon international du livre d'Alger - SILA
du 30 octobre au 10 novembre 2006
Alger, ALGÉRIE
http://www.sila.dz

CIRCULAIRE -- CIRCULAIRE_ALGER_2006.pdf (166 KB)

Contexte
Déplacé à la fin octobre en raison du mois de Ramadan, le onzième Salon international du livre de'Alger (SILA) attend cette année près de 300 000 visiteurs. En 2005, le salon réunissait 700 stands de 22 pays (contre 584 de 20 pays en 2004).

Dans un pays qui souffre des difficultés de la chaîne de diffusion-distribution, l’état s’est engagé à promouvoir le livre - éditeurs, importateurs et libraires - notamment dans la perspective d’Alger, Capitale Culturelle Arabe 2007.

Le salon, s’il est avant tout un évènement grand  public, se professionnalise. Le marché Algérien pour l’export reste stable (14e pays client selon les statistiques export du SNE). Rappelons que le Bureau du Livre de l’ambassade de France est très actif dans son soutien à la traduction et à la publication.

En 2006, le BIEF place l’Algérie parmi ses priorités, avec en particulier l’organisation de rencontres professionnelles et une exposition de livres en sciences, techniques, médecine et en droit à Oran. Par ailleurs une étude sur le marché du livre de droit en Algérie, réalisée cette année sera diffusée au mois d’octobre.

Cette année encore, le BIEF sera présent au SILA à travers un stand collectif général.

Comment participer ?
=> Télécharger et lire la circulaire dans [Informations pratiques pour les éditeurs français],
=> Pour s'inscrire, rendez-vous dans la rubrique Inscriptions avant le vendredi 29 septembre 2006

Fréquence : annuelle
Exposants de l'année précédente : 667 en 2005
Fréquentation : 260 000 visiteurs en 2004
Disciplines : toutes
Contacts BIEF : Gaël De Vos g.devos@bief.org & Laure Ciccione l.ciccione@bief.org

catalogue du salon et source de l'article

diaporama du salon

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ECHANGES AVEC L'ALGERIE

Une attention soutenue de la part des professionnels comme des pouvoirs publics français pour développer les échanges avec l'Algérie

27 janv. 2005

Les programmes d'aides à l'exportation du livre français du ministère de la Culture et de la Communication et l'Algérie

L'Algérie est le deuxième pays francophone au monde
Le tiers de la population, soit environ 10 millions de personnes, pratiquent le français. Après de nombreuses années où l'arabisation était la règle, une ouverture importante s'est faite jour. Le français est redevenu la langue d'enseignement dans les matières scientifiques et de gestion depuis un an, et son utilisation va se généraliser progressivement à toutes les années de cursus universitaire pour ces disciplines, ce qui ne peut être qu'un enjeu de poids pour nos exportations d'ouvrages de droit, de gestion et de STM, mais également pour les cessions de droits en français.

Depuis la dernière rentrée scolaire, l'usage du français a été réintroduit en seconde année de l'école primaire, ce qui correspond à un effectif de nouveaux apprenants de 800 000 élèves par an.

Au fil des années à venir, ce sont donc plusieurs millions de « nouveaux » francophones qui vont arriver et dont la demande, en premier lieu d'ouvrages pour la jeunesse, va être très importante.

Le livre scolaire, qui actuellement représente l'essentiel des ventes, est encore ce qui domine dans le marché du livre algérien. Les professionnels locaux évoquent le chiffre de 75% pour sa part du marché global. Les autorités algériennes mènent depuis 2 ans une politique d'ouverture au secteur privé de l'édition de ces ouvrages mais, à ce jour, ce marché échappe en quasi-totalité aux librairies, ce qui constitue l'un des handicaps au développement de l'activité de ces dernières.

D'autres éléments de contexte peuvent être évoqués. Divers facteurs ont pesé sur l'économie du livre en Algérie : la défaillance de la banque Khalifa a entraîné des impayés mais ce problème trouve actuellement des solutions. Les taxes douanières concernant l'importation de livres étrangers ont connu des niveaux très élevés (jusqu'à 28% du prix d'import !). À la suite des interventions répétées des éditeurs français en particulier, ces taxes sont aujourd'hui supprimées pour le livre scolaire et ramenées à 5% pour les autres catégories d'ouvrages. Les éditeurs algériens regrettent que les taxes sur les intrants soient encore présentes, et élevées, considérant que leur édition nationale est de ce fait pénalisée. Enfin, les efforts de modernisation et de développement de l'offre que l'on pouvait attendre des libraires comme des importateurs algériens ne sont pas totalement au rendez-vous.

Le pouvoir d'achat local est un obstacle à la diffusion du livre français importé
Le salaire minimum algérien, ce qui se rapproche de notre SMIC, est à hauteur de 10 000 dinars par mois, c'est-à-dire environ 110 euros. Le prix d'un poche est lui, souvent, malgré le programme d'aides françaises qu'a mis en place la Direction du livre et de la lecture, de l'ordre de 400 dinars, et un album jeunesse se vend autour de 1 200 dinars dans les librairies. À ce sujet viennent s'ajouter la faible présence du livre dans les bibliothèques, un niveau peu élevé des pratiques de lecture, le nombre réduit de clients réguliers des libraires.

L'importance de ce marché mais également son énorme potentiel de développement conduisent à une attention soutenue de la part des professionnels comme des pouvoirs publics français.

Xavier Darcos, ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie s'est rendu à Alger
Il était accompagné lors de ces journées des 13 et 14 octobre derniers d'une délégation « livre » conduite par Serge Eyrolles, Président du SNE.Xavier Darcos et Khalida Toumi, ministre algérienne de la culture, se sont accordés sur la mise en place prochaine d'un groupe de travail franco-algérien.Ce groupe sera chargé de définir les axes de coopération et les actions à mener en matière de politique du livre entre les deux pays. Ils ont également insisté sur la place fondamentale de la librairie pour développer le marché du livre algérien, la nécessité de compléter les exportations de livres français par des partenariats entre éditeurs algériens et français mais aussi par des mesures de soutien à l'émergence d'un lectorat francophone dans le domaine de la jeunesse et aussi des STM.

Serge Eyrolles, dans son entretien avec la revue professionnelle Livres.DZ, reprend ces différents points et insiste notamment sur le partenariat entre éditeurs algériens et français par le développement des cessions de droits en arabe et en français.

En effet, plusieurs maisons d'édition françaises, parmi lesquelles La Découverte, Eyrolles, LGDJ, les PUF, Le Seuil, pratiquent déjà des cessions de droits en français pour favoriser la diffusion d'ouvrages français à un prix public adapté au marché local.

Les diverses opérations qui se sont tenues au cours du dernier Salon International du Livre d'Alger (SILA) en septembre dernier participent, à leur niveau, aux efforts que les ministères et les éditeurs français veulent développer en faveur de la présence du livre, en particulier en français, en Algérie.

L'année 2005 devrait être l'occasion d'une multiplication de ces efforts et conduire à un développement significatif, et durable, de nos échanges avec l'Algérie. Pour mémoire, on peut se rappeler qu'il y a 20 ans, avant la période très difficile qu'a connue ce pays, l'Algérie représentait 7% du total de nos exportations, hors même les cessions de droits.

Les programmes d'aides à l'exportation du livre français du ministère de la Culture et de la Communication et l'Algérie
Le programme d'aide à la librairie du Centre national du livre (CNL) qui peut prendre en charge jusqu'à 50% du montant des commandes des libraires qui souhaitent développer un fonds en langue française apparaît être bien connu des librairies algériennes. Ainsi, sur la période 2001-2005, huit aides ont été accordées pour un montant total de près de 30 000 euros.

En revanche, peu de demandes d'aides à la traduction du français vers l'arabe arrivent au CNL. Sur les 500 ouvrages aidés par an toutes langues confondues, seuls neuf ouvrages pour une traduction en arabe ont été aidés en cinq ans (1999-2004) pour un montant de 15 000 euros. De même, seuls trois traducteurs algériens ont bénéficié de bourses de séjour en France.

Il convient de rappeler que, par l'intermédiaire de la Centrale de l'édition, le ministère de la Culture contribue à l'allégement de la charge du transport à hauteur de 20 %, ce qui représente annuellement un coût d'environ 30 000 e.

Spécifique à l'Algérie, le programme d'abaissement du prix du livre porte sur des collections entières et complémentaires d'ouvrages au format de poche : Pocket chez Univers poche, Que sais-je ? aux PUF, Points Seuil, Livre de Poche Hachette, Folio et Bibliothèque Gallimard, GF et J'ai lu chez Flammarion. Dans ce cadre, les éditeurs consentent une surremise de 50% sur le prix export, financée pour moitié par le ministère de la Culture. Lancée avec succès en 2000, cette opération a été reconduite jusqu'en 2004.

Sur cette période, le ministère a consacré 250 000 e à cette action et a ainsi favorisé la commercialisation de plus de 300 000 ouvrages à des prix plus abordables pour le consommateur.

- Jean-Guy Boin

SOURCE

Posté par ZIGHCULT à 16:24 - Le livre et l'édition en Algérie - Permalien [#]

Livres.DZ, une nouvelle revue professionnelle en Algérie

28 janv. 2005

Cette nouvelle revue professionnelle est publiée par le SNEL (syndicat national des éditeurs de livres). Il s'agit d'une revue de 68 pages, en 4 couleurs, proposée en langue française et, pour certains articles, en arabe. Sa parution, prévue pour être trimestrielle, a démarré au deuxième trimestre 2004. Elle rend compte de l'actualité du livre en Algérie, de la place de l'édition algérienne dans les rendez-vous professionnels étrangers.

Selon le directeur de la publication, Smaïn Amziane, président sur SNEL : « L'initiative du Syndicat national des Éditeurs de Livres de créer [cette] publication est d'abord de ménager un espace d'information sur toutes les facettes d'une activité particulièrement exaltante mais aussi, à bien des égards, éprouvante. [...] Notre ambition est de réunir, avec la conviction de faire ainsi œuvre utile et la certitude que notre effort portera ses fruits, les conditions les plus à même de garantir le plein épanouissement d'un secteur sans lequel la démocratie et la modernité ne seraient jamais conçues dans la plénitude de leur sens. »

Livres.dz
Résidence El Annasser - 4 Copemad Sud Bt 76 
Kouba El Annasser 116 308
Tél. : 00 213 21 29 04 34

- Emmanuelle Martinat-Dupré

SOURCE

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Les 1ère Assises du Livre (11 décembre 2002)

Discours de Madame Khalida TOUMI,

Ministre de la Communication et de la Culture,

Porte-parole du Gouvernement

Les 1ère Assises du Livre

Bibliothèque du Hamma

11 décembre 2002

Messieurs les Ministres,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue dans ce lieu du livre et de la culture et de vous remercier de votre présence marquant ainsi, votre intérêt pour le problème du livre en Algérie.

Mesdames et Messieurs,

le Ministère de la Communication et de la Culture exprime toute sa satisfaction de voir s'ouvrir "les assises du livre” qui, nous le souhaitons très vivement, marqueront un bon départ pour un partenariat État - société civile en vue de l’élaboration d'une politique nationale du livre.

Nous saluons donc, l'ouverture de ce débat et nous félicitons le Syndicat professionnel du livre en la personne de sa présidente, Mademoiselle Radia ABED, pour cette initiative et pour toutes les autres actions menées afin que le livre ait la place qui lui revient dans notre pays, comme nous remercions aussi, tous les participants qui enrichiront, sans nul doute, le débat, de leurs expériences et de leur réflexion.

« Les assises du livre » ont, de notre point de vue, la mission de participer à préciser le concept de « Politique Nationale du Livre », d’en justifier la nécessité par rapport à la nouvelle donne induite par un contexte où une économie planifiée, centralisée cède le pas à une économie de marché, ouverte à l'innovation et à la mondialisation place l'Algérie face à la diversité culturelle, à l'échelle planétaire, et l'Algérien, face à de nouveaux défis.

Ce sera l'occasion aussi, de clarifier la relation de travail entre le secteur public existant et le secteur privé naissant, afin d'identifier des repères pour une coopération effective, équilibrée et efficace.

Le livre est à la fois un produit culturel, industriel et commercial.

Il constitue un enjeu stratégique dans la politique culturelle et dans l'économie du pays, puisque le livre se fabrique, se vend, s'achète, s'importe, s'exporte et suscite le développement de secteurs importants où des éditeurs, des importateurs, des imprimeurs, et des libraires sont directement impliqués à travers des investissements considérables.

Il pourrait être aussi considéré d'un point de vue esthétique, au sens matériel du terme, comme produit d'une composition technique qui ne cesse de se perfectionner et qui exige de plus en plus une technologie de pointe, une main d'œuvre spécialisée et une matière première de qualité.

Cependant, les perspectives techniques et économiques incontournables, ne doivent pas occulter la perspective intellectuelle car, quelles que soient les diversités d'interprétations, un fait essentiel demeure: la finalité culturelle du livre.

Car, parler du livre, c'est, pour nous, parler du rôle fondamental qu'il joue dans l'élaboration de la pensée et de la formation.

Parler du livre, c'est, pour nous, parler de ce lieu divin, de ce véhicule incomparable, de cette source irremplaçable à laquelle on puise les savoirs des plus encyclopédiques aux plus ludiques.

Le livre, la culture de l'écrit, c'est l'âme d'une nation, la mémoire d'un peuple. C'est un patrimoine qui se constitue de proche en proche, en même temps que se déroule l'histoire du pays. Fixer ses idées par l'écriture a toujours été une préoccupation de l'humanité. Prenant comme support la pierre, l'os, le bois l'argile la peau, le papyrus, et le papier, l'homme a toujours eu l'intuition que l'écrit, la trace, permettait la communication par delà le temps et l'espace.

C'est pourquoi, nous jugeons dangereux et inadmissible l'amalgame qu'on fait souvent, entre le livre et les autres produits de consommation lorsqu'on élabore des textes de lois régissant les finances et le commerce dans notre pays. Il n'y a aucune comparaison entre la politique de diffusion du livre et celle d'une marchandise.

Si une PNL s'impose pour designer le cadre dans lequel toute action pour la promotion d'un livre de qualité trouve son sens, il faudrait d'abord cerner une finalité, autrement dit, formuler un énoncé d'intentions qui résumerait ce vers quoi on tend par cette campagne autour du livre.

Ce serait, de notre point de vue, dans ce cas précis la démocratisation qualitative de la culture qui se réaliserait à travers une action de proximité où le livre comme instrument de formation, véhicule de connaissances et de cultures, objet esthétique, serait mis à la disposition du consommateur en temps voulu, en tout lieu et à un coût raisonnable.

Il est évident que toute politique du livre en Algérie, ne saurait atteindre son objectif fondamental, à savoir la formation d'hommes, si elle ne s'inscrit pas dans la modernité et dans l'universalité et surtout si elle ne se donne pas les moyens pour le réaliser.

Par ailleurs, cette finalité donnerait lieu à diverses stratégies: ce serait d'abord un plan d'action pour la mise en place de services éditoriaux performants. La politique nationale du livre a pour objectif le recensement d'un ensemble de paramètres incontournables pour le développement d'un réseau de production qui devra répondre à des exigences de quantité et de qualité. Mais il est difficile de réaliser la qualité désormais requise, sans se doter d'une technologie de pointe, sans utiliser une matière de premier choix et sans techniciens qualifiés.

La politique nationale du livre permettra, ensuite, de concevoir des dispositifs pour procurer un soutien financier aux différentes composantes du système mis en place: aides directes ou indirectes, régimes fiscaux spéciaux, lignes de crédits bancaires où le livre serait reconnu comme garantie. La qualité se paye et le souci est le suivant: comment faire un beau livre solide à peu de frais ? Question cruciale adressée à tous les partenaires qui doivent trouver la réponse, en imaginant peut être, des moyens d'aides complémentaires.

La politique nationale du livre, devrait traiter de la question préocccupante de la diffusion pour diversifier les implantations, en renforçant ce qui existe et en créant ce qui manque

Ce serait dans l'ordre:

l/ un réseau de bibliothèques au service d'une lecture publique: le statut de ces établissements est à repenser dans le sens de l'autonomie et de la qualité de la gestion et de la prestation.

Dans ce sens, le rôle de la Bibliothèque Nationale est fondamental pour le développement de la lecture publique. C'est pourquoi nous avons rendu la Bibliothèque Nationale aux gens du livre en nommant à sa tête un illustre écrivain, Amine ZAOUI.

2/ un réseau de libraires car il faut que la librairie fasse partie du paysage culturel de l'Algérie en tant que structure commerciale certes, mais aussi en tant que lieu de rencontre du livre et du lecteur. La librairie, nous la voulons comme un espace d'accueil et d'orientation du lecteur, et d'exposition du livre.

3/ l'importation qu’il faudra réglementer pour éviter les abus,

4/ la création de structures de stockage et de messagerie pour rationaliser l'acheminement du livre vers le lecteur.

La mise en place de toute cette infrastructure doit servir bien évidemment une production abondante et de qualité. Nous aimerions voir se développer la production d'un manuel scolaire qui répondrait aux critères de qualités pédagogiques, esthétiques et scientifiques, d'une littérature de jeunesse regroupant des genres et des récits variés mis au goût du jour et répondant aux attentes de l'enfant, du livre de fiction et du livre d'idées, du livre d'art aussi, et d'une documentation qui offre une information usuelle. Comme nous aimerions voir s'activer la traduction, une traduction de qualité qui abolirait les clivages linguistiques et permettrait la circulation des savoirs et des idées. Les métiers de restauration de vieux livres et de conservation de manuscrits anciens doivent également faire partie des préoccupations de la politique nationale du livre.

Le livre en braille ou le livre sonore pour les non voyants, comme le livre électronique pour les handicapés moteurs, sont aussi à prendre en considération pour répondre à des besoins d'apprendre et de se distraire d'une partie des Algériens.

La politique nationale du livre doit intégrer dans sa préoccupation la coopération dans les différentes actions autour du livre: projets de formation, d'échanges d'expériences et de fonds documentaires, de coédition et de manifestations culturelles autour du livre (salons du livre). La traduction pourrait aussi être un terrain favorable pour une coopération entre l'Algérie et d'autres pays.

Une aide logistique, en matière de création d'infrastructures et de pratiques de formation assurerait la cohérence et la cohésion de toutes les interventions pour la croissance harmonieuse du secteur.

Cela signifie la mise en place d'une politique de formation adéquate permettant de qualifier les agents responsables de la création et de la consommation de l'écrit, autrement dit, tous les professionnels du livre, de l'auteur au lecteur en passant par l'éditeur, l'imprimeur, le diffuseur, le libraire et le bibliothécaire.

Mais, tout le monde ne peut pas être éditeur, imprimeur, diffuseur, libraire: nous avons affaire à des métiers mais aussi à une éthique et une déontologie.

Le livre restera la propriété intellectuelle d'un auteur. Il ne peut y avoir de livre que s'il y a un auteur qui le conçoit. C'est une vérité qui ne se discute pas. La qualité et la quantité de la production du livre dépend du nombre, de la formation et du statut social des écrivains. Le degré de développement culturel d'une nation se mesure aussi, au potentiel humain producteur du livre. D'autres avant nous ont prévu de prendre en charge la formation d'auteurs spécialisés, ont développé des systèmes performants. Pourquoi ne pas prévoir ce type d'action en associant l'université pour une formation à l'écriture, notamment l'écriture de fiction dont on connaît la portée sous d'autres cieux.

On ne s'improvise pas lecteur: on le devient, tôt ou tard, mais on le devient. Permettez - moi une digression qui consiste à demander à l'Unesco de pourvoir tous les pays en voie de développement du livre de PENNAC ' comme un roman' qui est une méthode pour apprendre et transmettre l'amour et le désir de lire.

On ne s'improvise pas lecteur, on le devient, surtout à l'école bien sûr, où une initiation méthodique installera les compétences et les comportements de lecteur chez l'apprenant. La PNL doit penser à des stratégies pour que le livre fasse partie de l'environnement immédiat de l'enfant, mais doit aussi veiller à la conception de plans de formations scolaires et péri-scolaires qui s'inscriraient dans cette dynamique. L'enseignant reste la pierre angulaire dans cette formation: comment le motiver, l'initier à la culture du livre et l'inciter, lui-même, à lire. Le statut et le profil de l'enseignant doivent figurer comme éléments de cette politique. La formation initiale doit être complétée certes, par la formation en situation d'emploi, mais il existe d'autres moyens de stimulation qui pourraient révéler à l'enseignant ses talents cachés: concours, publication, rencontres pour échange d'expériences.

Nous sommes confiants dans le travail colossal que mène actuellement le Ministère de l'Éducation Nationale dans le chantier de la formation des formateurs, dans le cadre de la réforme voulue et initiée par Monsieur le Président de la République.

Le livre conçu et produit est destiné à être acheté et lu; mais l'achat d'un livre suppose un choix et cela ne va pas de soi: un livre fermé est un inconnu qui intrigue et souvent n'engage pas le lecteur dans une dépense qui ne garantit pas la contre partie. Une initiation préalable du lecteur doit associer les médias. Le commentaire critique à travers une diffusion régulière et adaptée formerait le lecteur potentiel et l'intégrerait dans le circuit de la consommation intellectuelle.

D'où la nécessité de former en collaboration avec l'Université et les médias audiovisuels et écrits, des critiques littéraires.

L'acquisition du livre en librairie reste néanmoins, tributaire de son coût que le salaire du citoyen moyen ne peut supporter. Or c'est dans cette tranche de la population qui est la plus nombreuse, qu'il faut agir. Quels moyens faut-il imaginer pour que le livre s'achète ? Chèque liste ? Prime culturelle ? Nous sommes toute ouïe à vos propositions.

Il faut aussi évaluer les effets de cette politique en tant qu'analyse des besoins, une fois mise en place. C'est en fait la phase cruciale, l'heure de vérité, où tous les secteurs devront juger la pertinence et la cohérence de leurs actions. Là aussi, c'est toute la culture de l'évaluation qu'il faut repenser, maîtriser et pratiquer régulièrement. c'est par des dispositifs d'évaluation intégrées aux actions que le degré d'atteinte des objectifs de départ peut être mesuré. Le rendement d'une action suppose une intention de départ, des moyens de mise en oeuvre.

Les efforts conjugués de tous les secteurs trouveraient ainsi leur justification.

Il s'agirait alors, d'identifier les agents et secteurs susceptibles de faire fonctionner un système complexe, chacun à son niveau: la communication et la culture, l'éducation nationale, mais aussi les finances, le commerce, la jeunesse et le sport, les oeuvres sociales, l'enseignement supérieur, la formation et l'enseignement professionnels, le ministère de l'intérieur et des collectivités locales, les élus locaux et nationaux d’un côté, et l'édition/ diffusion dans sa double dimension (publique/privée) de l'autre. Ces différents secteurs identifiés et impliqués seraient les partenaires les plus appropriés pour soutenir la politique nationale du livre dont l'impact se mesurera par le développement de la culture. Il suffirait, alors de penser un espace de réflexion, de rencontre et de décision (un organisme) qui éliminerait les lenteurs et les dysfonctionnements administratifs.

Notre volonté comme nous avons eu à le dire, est de faire du livre et de la lecture un axe stratégique du développement culturel de l'Algérie. C'est là l'une des principales actions dans notre projet de démocratisation de la culture.

Nous voulons rétablir et garder le contact entre le livre et le lecteur, et faire de l'Algérien un grand lecteur, un consommateur de l'écrit dans sa grande variété et dans son sens le plus noble.

Telle est notre volonté, et nous entendons la réaliser, la soutenir avec l'aide de tous les amis du livre.

Philippe DJIAN écrit dans son livre « l'ardoise »:

» Il y a cette idée de voir quelque chose. D'être redevable. D'avoir une ardoise quelque part. Et un jour, il faut régler ses comptes.

Ma dette, envers certains écrivains, ne sera jamais réglée.« 

Quant à moi, je rêve du jour où le peuple Algérien sera le peuple le plus endetté envers les écrivains.

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Posté par ZIGHCULT à 16:22 - Le livre et l'édition en Algérie - Permalien [#]

Situation désastreuse du livre en Algérie

Amine Zaoui fait son « j’accuse »

A la Bibliothèque nationale d’Algérie, lors d’un café littéraire consacré à ce sujet, ce fut l’occasion de faire une fois de plus des constats amers, on s’en doutait, sur la situation du livre et de la lecture dans notre pays.

Pour Amine Zaoui, le directeur de cette institution, ce fut un parfait « j’accuse », un sérieux plaidoyer et beaucoup de désillusions, puisque la situation n’évolue que très lentement. D’abord, les bibliothèques. « On ne peut faire évoluer le livre sans les bibliothèques », commence Amine Zaoui avant de rappeler les chiffres qui dérangent toujours : « Dans les années 1970, le pays comptait plus de 600 bibliothèques municipales. Ce patrimoine n’existe plus. » Il souligne la nécessité d’un retour vers ce concept pour recréer une toile de bibliothèques. Concept déjà mis en route par le ministère de la Culture et celui de l’Intérieur.

Puis, l’école. « Le ministère de l’Education doit assumer son rôle et trouver une solution à la situation catastrophique qui prévaut dans les établissements scolaires. Les bibliothèques sont rares et celles qui existent contiennent des fonds dangereux, liés à une conjoncture politique passée », précise Amine Zaoui, en faisant certainement référence à la décennie passée et à la montée de l’islamisme extrémiste. Autre point soulevé, celui du lecteur qui arrive à la bibliothèque ou à la librairie par pur hasard, le réflexe de se rendre dans ces lieux par une volonté exprimée semble tarder à reprendre le relais. « Il n’y a aucun statut pour la bibliothèque, ni aucune législation et un personnel peu qualifié dans les bibliothèques universitaires », souligne Amine Zaoui qui s’insurge contre l’environnement général qui ne respecte pas ces institutions.

« La bibliothèque doit impérativement retrouver sa place dans la société civile. Il n’y a pas de manque financier ou matériel, c’est un problème de gestion. Parce qu’il faut une équipe spécialisée pour faire une bonne bibliothèque et, tout compte fait, pour faire un bon lecteur », soutient-il. Cependant, dans cet état de choses des plus déprimants, il reste encore quelques points positifs qui permettent de garder espoir. Amine Zaoui rappelle qu’il est toujours à l’ordre du jour d’aménager 32 annexes de la BNA d’ici 2008. Lesquelles annexes seront reliées par réseau intranet pour faciliter les échanges, notamment ceux des fonds et des collections. Aussi, le dépôt légal tend à redevenir une pratique traditionnelle pour les éditeurs, ils sont aujourd’hui 80% à respecter systématiquement ce procédé. Bref, tout n’est pas totalement perdu.

Quoi que du côté du syndicat des libraires, représentés par Fatiha Soual, l’anarchie règne en maître des lieux. C’est qu’il y a peu de données fiables, et quasiment pas de statistiques pour permettre une identification précise de la situation du livre et celle de la demande en matière du livre, tant sur le point quantitatif que qualitatif. Il est donc difficile de répondre à certaines questions banales, à savoir quelle est la place du livre dans notre société ? Quels sont les profils des lecteurs ? Comment évolue le marché du livre ?...

Alors qu’on est sûr de l’existence de ce marché, il est impossible de dire dans quelle proportion, explique la présidente du syndicat des libraires. Cette dernière explique que les choses n’évoluent pas beaucoup. Dans la centaine de vraies librairies qui existent à travers le territoire, l’approvisionnement se fait toujours au gré des importateurs et des éditeurs. Que cet approvisionnement n’étant pas régulier, le lecteur reste tributaire des pénuries et de la disponibilité des ouvrages. Par ailleurs, le marché des livres scolaires et celui des appels d’offres, échappant aux librairies, bloque tout particulièrement leur développement. Sans compter l’éternel problème des prix élevés des livres, lié aux droits et aux taxes qui concernent autant l’édition que l’importation. Mais là encore, il n’y a pas que le côté sombre.

Bonnes nouvelles, selon Fatiha Soual, le livre se porte bien, puisque le lectorat existe bel et bien et qu’il y a une véritable demande et un intérêt croissant. Aussi, la réouverture des bibliothèques communales et celui d’une bibliothèque par école n’est plus qu’une question de temps. Idem pour l’avant-projet de loi sur le livre que prépare le ministère de tutelle qui s’est déjà concerté avec les parties concernées.

Zineb Merzouk

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Posté par ZIGHCULT à 16:21 - Le livre et l'édition en Algérie - Permalien [#]
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