lundi 1 janvier 2007
Djurdjura (encore des références)
à écouter:
azemmur
derya
djouhera
kahina
kahinavk
nura
sver
tafat
tarewla
tawes
uni
urar
à lire, traduit en anglais:
à lire, en kabyle, avec traduction en anglais:
Kahina, Kahina |
Kahina, Kahina You are the sun that shines That shines Kahina, Kahina You the light of Imazighen Imazighen... | |
| Neswa deg ufus-im aru tlelli Necfa f yisem-im Nesla i tighri Kren-d warraw-im Cfan i yidhelli Yehia uzar-im Tehia-d tgemmi |
We drank from the hollow of your hands write freedom Your name is engraved in our memories We heard the call Your children rose They remember the past Your roots are reinvigorated Tradition is reborn | |
| Kahina, Kahina... | Kahina, Kahina... | |
| Tfesi tagut Teccad-d tayri Isem-im di tmurt Ad yeflali D kemm i d tafsut Ay netmenni D kemm i d tugdut D kemm i d itri |
The ties are broken Love takes a step Your name in our villages Will rise You are the Spring Of our hope You are democracy You are the star | |
| Kemm d asalas Yezdin tiddukla Kemm d tissas Tehwejj tegrawla Ur tesâid tilas Tennughd icenga D kemm i d lsas Yettfen tagduda |
You are the beam That entwines the unity You are the virtue That the revolution needs You do not have limitations You overcome the most difficult obstacles You are the foundation That supports the republic. | |
| Kahina, Kahina... | Kahina, Kahina... |

dimanche 4 septembre 2005
D'autres chansons du groupe Djurdjura
traduites en français:
http://perso.djurdjura.mageos.com/azemmur.htm
A dezzia a saa (la roue du destin)
A yemma (à ma mère)
Ad cethent tulas (les jeunes filles vont danser)
Tilemzit brir ad zhur (Je suis jeune et je veux vivre)
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traduites en anglais
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Les albums et la table des matières des chansons:
http://perso.djurdjura.mageos.com/album1979.htm
http://perso.djurdjura.mageos.com/asirem1980.htm
http://perso.djurdjura.mageos.com/album1982.htm
http://perso.djurdjura.mageos.com/defi1986.htm
http://www.geocities.com/researchtriangle/4973/djura.html
http://www.tayri.org/djura/djura.html
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Dignité
Arrac n lzayer - A la jeunesse d'Algérie
refrain
Enfants d'Algérie
Vous recherchez la Paix
Mais mieux vaut la mort
Que vivre sans dignité.
Hauts monts de DJURDJURA
Il faut d'avantage vanter votre splendeur
Et toi, Mère de ce vaillant combattant
Tu t'es résignée à la mort de ton enfant
Pour voir naître la liberté.
refrain
Hauts monts des AURES
Dont le nom est célèbre
Dans toute l'Afrique
L'ennemi redoutable est vaincu
Le courage de vos hommes
a arraché la victoire
Vous avez tous combattus
Pour votre chère patrie
Et, s'il le faut, vous lutterez encore.
refrain
Hauts monts du HOGGAR
Vous tenez tant à vos racines
Hommes libres, cavaliers du désert
Sauvegardez votre culture.
Le jour de la fête est arrivé
Et l'union se dessine
Réveillons ceux qui sommeillent encore.
Source:
http://perso.djurdjura.mageos.com/
Felli d ttlam - Pour moi c'est la nuit
Après avoir participé activement à la lutte de libération pour son pays, l'Algérienne veut assumer son rôle de Femme responsable et consciente.
Monts du DJURDJURA
Nos protecteurs
Notre orgueil.
Monts de nos chansons
Dispensateur de toutes grâces
Qui nous écartèle, nous fustige
Tu me plantes ton épine
En travers de la gorge.
Tu me rends muette.
Je ne souffle plus mot.
Spoliation
Déni de mon existence
Peine sur peine
Peines perdues.
Pour moi c'est la nuit.
Eternelle lésée.
Mère bien aimée
Mère qui me comprend
Le fardeau de mes souffrances
S'alourdit.
Nous avons soif de justice
Nous avons soif de soleil.
Innocents
Dont l'attente est vaine
A l'appel pour la prière
Le peuple s'en va prier
La conscience doit évoluer
Pour que règne la dignité.
Source:
http://perso.djurdjura.mageos.com/
samedi 3 septembre 2005
Se taire ou?
Fsi ner ak-k srerser - La corde qu'il faut rompre
Il s'agit d'une corde symbolique qui nous oppresse, qui nous étrangle et qu'il faut rompre.
Toi, la corde qui m'étrangle
C'est vrai, je veux te rompre.
Il ne reste même pas une poignée de figues
Et les jarres sont vides
La main est prête au combat,
Mais les pieds sont épuisés.
Le chemin est long,
La pente abrupte
C'est moi que tu attends,
Toi la corde qui m'étrangle
C'est vrai, je veux re rompre.
La route est bordée d'épines
Je marche sur les échardes
Quand j'ai faim
Je mange des racines
Je dors sur la paille.
Un mot, la corde
Me ligote
Si je bouge
Je serais fouettée
C'est vrai, je veux te rompre
Et mettre fin à mon supplice.
J'ai vu l'injustice
Malgré mes yeux aveugles
J'ai vu le mal
Atteindre sa limite
La Vérité est-elle morte ?
La solution introuvable ?
C'est vrai, je veux te rompre
Toi la corde qui m'étouffe.
La frontière de mes espoirs
S'arrête au seuil de ma prison.
Je suis une chose entre leurs mains
Et mon mutisme vient de loin.
J'ai voulu me révolter
Mais toi la corde, tu es là
C'est vrai, je veux te rompre
Tu fais déjà un double noeud.
Djouhra ABOUDA & Hadjira OUBACHIR
source:
http://perso.djurdjura.mageos.com/fsinerak_ksrerser.htm
Il arrive qu'après avoir lutté, cherché à comprendre, l'être humain ne sache plus très bien ou il en est. Surtout s'il doit faire face à l'ignorance, aux mentalités rétrogrades, à l'oppression sociale. Se pose alors le problème du choix et de sa responsabilité par rapport à ce monde qui l'entoure.
Sommet inaccessible
Comment t'escalader ?
Haussée sur mes orteils
Je n'arrive pas à t'attraper.
Le miel est amertume
Par manque de liberté,
Je le mange et il m'étouffe.
Ô ma cécité
Je me suis tue et mise plus bas que terre
J'étais comme la cendre privée de son feu
Le tronc auquel je m'étais accrochée était pourri
Et mon sommeil devenait lourd.
Si, au-dessus de ma tête, le temps est nuageux
Le soleil finira bien par apparaître.
J'attends qu'il vienne vers moi
Mais il me presse de prendre la parole !
Djouhra ABOUDA & Hadjira OUBACHIR
source:
http://perso.djurdjura.mageos.com/tarewla.htm
vendredi 2 septembre 2005
Sois la bienvenue petite fille !
Mrehba yissem a taqcict -Sois la bienvenue petite fille !
Toi qui nous apporte la paix.
Lorsque tu es née
Tes parents ne te voulaient pas.
Je te souhaite longue vie,
C'est toi qui apporte le bonheur.
Bienvenue à toi, ma fille !
Tu allais chercher de l'eau
Tu étais bonne à tout faire
Indispensable à la maison.
Ma fille, la vie a changé,
Tu es maintenant l'égale de tes frères.
Sois la bienvenue, petite fille !
Perdrix si haut perchée
Toi que j'ai chérie, protégée.
Je t'ai élevée dans les mois durs de novembre
Pour te voir grandir
Et exister.
Bienvenue à toi, petite fille !
Toi qui apporte la paix.
Autrefois, suivant la tradition
Ta mère voulait un garçon
Heureusement tout a changé,
Aujourd'hui est un jour nouveau.
Bienvenue, petite fille !
Toi pour qui j'ai tant souffert
Je t'ai porté neuf mois en mon sein,
Comme ton frère.
Ma fille, pour tout le bien que je t'ai fait
Peut-être qu'au soir de ma vie tu t'en souviendras.
Bienvenue à toi, petite fille !
Aujourd'hui, c'est jour de fête
La chance est écrite sur ton front
Et ton destin est clair.
Nous tirerons pour toi les coups de baroud
Comme nous l'avons fait pour ton frère.
Désormais, ta naissance sera un jour de joie.
Djouhra ABOUDA
http://perso.djurdjura.mageos.com/mrehbayissemataqcict.htm
A mort! La terrible fatwa familiale.
Nura - Norah
Ce simple prénom d'une jeune fille de seize ans tuée par sa famille rappellera l'absurdité et l'intolérance d'une tradition qui choisit ses victimes parmi les plus faibles et les plus innocentes.
Norah, voici une lettre
Que tu ne liras pas
Car ton corps gît sous la terre
Grâce à toi, nous sommes unis
Pour défendre la jeunesse future
Ton cri résonne encore
Et fera le tour du monde.
A jamais tu es notre mémoire
Demain, nous chanterons ta beauté
Tes frères t'ont assassinée
Quelle vérité difficile à admettre
Pour justifier leur crime
Voici le prétexte invoqué :
« Elle a dépassé les limites
Elle nous a déshonorés ».
Hélas, ce que nous redoutons arrive
Pour un mot, pour une idée, tu peux mourir.
Tu étais comme une fleur, une pure beauté,
Norah, tu avais seize ans,
Et dans ton coeur : la beauté du monde
Et pour toi et nos soeurs, nous chanterons
Nous soulèverons les montagnes
Nos mots seront tranchants et aiguisés,
Ils feront valoir la dignité.
Contre les gens qui médisent,
La vérité est une source limpide.
Source:
http://perso.djurdjura.mageos.com/
Le voile du silence
DJURA
Une jeune Kabyle se voit condamnée à mort par sa famille, parce qu'elle a pris un Français pour compagnon et conçu un enfant avec lui.
Cela se passe en 1987 et la victime de cette « expédition punitive » n'est autre que l'auteur de ce livre, fondatrice du groupe musical bien connu DJURDJURA.
Autour de ce témoignage hallucinant, Djura nous entraîne des montagnes de Kabylie aux cités d'urgence pour immigrés, dans un monde où le déracinement culturel va de pair avec un incroyable archaïsme de la condition féminine.
Un document saisissant, qui recoupe des thèmes d'une brûlante actualité dans la France et l'Europe contemporaine.
Editions Michel Lafon - 1990 Le Livre de Poche - 1991
Source:
http://perso.djurdjura.mageos.com/
DJURA FEMME REBELLE
La fondatrice du groupe Djurdjura vient de publier le récit de sa vie ses luttes, ses souffrances et affirme sa confiance dans son peuple
« QUAND le bon Dieu éternue, il envoie des narcisses », dit un poème de chez nous. Chaque printemps, Dieu inonde ainsi mon village natal, Ifigha, accroché telle une grappe en haut de la colline, au pied des monts du Djurdjura. » C’est Djura qui parle. L’âme du groupe Djurdjura vient de publier un livre, « Le voile du silence » (1) dans lequel elle nous apporte la vie d’une petite fille de Kabylie, née peu de temps avant le déclenchement de la guerre de libération algérienne, celle de l’adolescente émigrée à Paris pendant les années de guerre et vivant dans les taudis du boulevard Massena, celle enfin de la jeune femme qui veut vivre libre et que son frère a failli tuer parce qu’elle avait choisi de vivre avec un homme qui n’était pas de sa culture, de sa tradition, de sa religion.
« Dans un livre on ne peut pas tout dire. J’ai privilégié le récit de mon expérience, de mon expérience de femme, dans un pays qui est l’Algérie. Et, évidemment toute l’histoire et le passé de l’Algérie se reflètent dans mon histoire. Une histoire vécue, pas un ouvrage de sociologie. »
C’est sur son petit bateau amarré à un quai de la Seine à l’ouest de Paris et où elle vit avec son compagnon et son fils Riwan - « En berbérie, cela veut dire « enfant de la musique », dans la Bretagne d’Arthur et de la Table Ronde, cela signifie « le roi qui avance » - que Djura nous a parlé de son pays, de ses espoirs et d’elle-même.
Les femmes algériennes ont combattu pendant la guerre d’indépendance. Et pourtant dès la libération il y eut une sorte de replis sur soi. Comment expliquer cela ? « On n’ignorait pas que les femmes étaient un potentiel humain, qu’elles étaient des forces de travail. Or, on l’a aussi vu ailleurs, au lendemain des libérations, des indépendances, les femmes ont repris leur place derrière les fourneaux et n’ont pas eu la place qu’elles espéraient avoir. Elles se sont senties trahies. Aujourd’hui on paye les pots cassés d’une politique qui a occulté le droit à la parole du peuple algérien et des femmes. Dans un pays rural comme le nôtre, les femmes sont une force de production. Elles travaillent dans les champs et, en même temps, élèvent les enfants. Elles n’ont pas peur du travail. Si on les avait utilisées pour le développement du pays, l’Algérie n’en serait pas là. »
Les récentes élections locales, avec la victoire du FIS, sont pour Djura un encouragement à la lutte. Ces élections, « pour la première fois véritablement libres, ont révélé la situation catastrophique dans laquelle se trouve le pays. Mais ce peut être l’occasion d’un nouveau départ. Si la jeunesse est descendue dans la rue en octobre 1988, ce n’est pas seulement pour, aujourd’hui, cautionner le FIS. C’était avant tout parce qu’il y a un sentiment de ras-le-bol général et une tentative d’aller vers autre chose. En même temps il est vrai que de nombreux jeunes ont été endoctriné dès leur enfance avec une arabisation mal fichue, une politique de scolarisation ratée. »
Il y a aussi les rêves factices, « les merveilles de l’occident. Ali au pays des merveilles... le pays d’émigration. C’est vrai qu’on a laissé entrevoir du Dallas, et les gens ont rêvé finalement pour rien. Aujourd’hui on s’aperçoit que les conditions de vie n’ont pas changé et que l’on se retrouve toujours à dix ou à quinze dans un appartement d’une pièce, au chômage, sans loisirs. Il fallait que cela éclate. »
« Je ne pense pas que la toute puissance du FIS va durer. Il ne propose rien de concret. Il propose le paradis, c’est-à-dire la mort... en attendant le paradis. Le peuple algérien est un peuple rebelle, qui a toujours refusé la soumission. Il y a en Algérie des gens de bonne volonté, des gens qui sont pour la liberté et pour la démocratie, il y a des femmes qui sortent dans la rue. Il y a donc une réelle prise de conscience. Et j’ai apporté ma petite pierre à ce qui est à construire. »
Le livre ? « Un prolongement de mon travail musical. Aussi une nécessité pour moi. Raconter mon histoire le plus simplement possible. Et parce que je voulais que l’on sache que derrière Djurdjura - une image souriante de l’Algérie une image séduisante de la femme algérienne - il y avait une femme qui a souffert. Ce sont mes larmes et mon vécu quotidien que je pose là. Mon livre m’a servi de thérapie et j’espère qu’il servira à d’autres femmes et à d’autres hommes, aussi, pour comprendre ce qui se passe et pour réagir. Les gens commencent à se rendre compte que si une femme n’est pas heureuse ils ne sont pas heureux, eux aussi.
« Je sais que dans la communauté émigrée en France, on est fier d’avoir un groupe qui représente à la fois notre culture, une belle image de l’Algérie et de la femme algérienne. Et en même temps pour moi c’est une démarche très importante : Djurdjura ne passe pas autant qu’il le faudrait dans les médias français. On parle d’intégration et on ne donne pas les moyens de la réaliser. Car comment peut-on parler d’intégration des gens et les amener au respect mutuel si on ne fait pas un pas pour faire connaître leur culture et pour la mettre en valeur. Quand, finalement dans les récitals de Djurdjura, on voit deux peuples, deux communautés se rencontrer, c’est déjà de cette manière là qu’on peut lutter contre le racisme. Parce que l’on se rencontre autour d’un moment de joie, de plaisir, et en même temps on apprend à se regarder, à se comprendre et à se respecter. Dans la communauté émigrée, les gens ne demandent pas mieux que de s’intégrer, que de tendre la main à leurs amis français. Pour cela il faut arrêter cette propagande d’images négatives qu’on donne sans arrêt, de l’immigré. »
(1) Editions Michel Lafon - Edition°1
source :http://www.afrik.com/article4271.html
Cette bouleversante histoire retrace la vie de Djura, une femme d'origine algérienne qui a choisi de faire sa vie avec un compagnon francais, cette histoire retrace son destin de femme partagée entre deux cultures ... Elle doit faire face à d'innombrables tortures que lui font subir sa famille en particulier son frere, ainsi que de nombreuses séquestrations... Un témoignage aussi vrai que bouleversant, et parfois choquant, un livre à lire plein d'émotions parfaitement écrit que je vous conseille de lire.
source: http://www.plebicity.com/Stat/ConsultAvis_13847.htm
Commentaires
a djura
salut a djura , j'aimerai bien a travers , ce site transmettre un message a djura car je suis l'une de ces fans qui n's pas pu lire uhn seul de ses ouvrage cause de leur rarété , en autre de cela , on partage elle et moi les memes origines ( ifigha)son village natal , j'aimeri bien la voir ici chez nous
azul dida
Je ne sais pas dida, si DJURA vient de temps à autres visiter mon
site, mais quoiqu'il en soit, j'espère qu'elle aura ton message, ton
hommage et ton "appel" d'une manière ou d'une autre!
tanmirt pour elle!
tanmirt
d'avoir posté sous l'article "à mort! la terrible fatwa familiale" qui
évoque le calvaire de Norah et de bien d'autres femmes encore!
jeudi 1 septembre 2005
Ma terre et ses oliviers
Azemmur - Ma terre et ses oliviers
Cueillons nos olives
Elles sont noires et bien mûres
Oh ! Terre bien-aimée
Oliviers de nos ancêtres
Cueillons nos olives
Dans l'hiver et le froid
Oh ! Terre bien-aimée
De l'aube au crépuscule, nous te protégerons
Aujourd'hui comme demain
Qu'il fasse soleil ou qu'il pleuve
Tu restes notre terre, notre soeur
Et notre poésie
Cueillons nos olives
Avec leur feuillage
La beauté kabyle
N'est pas faite pour être cachée
Source:
http://perso.djurdjura.mageos.com/
Huile D'olive en Algerie
envoyé par kouba
Identité
Identité - Identité (Chanson du groupe Djurdjura)
Texte récité en langue française
Source:
http://perso.djurdjura.mageos.com/
Laissez-moi vous raconter
L'histoire qui est arrivée
A la petite Fatimarie
Qui est partie d'Algérie
Le voyage a commencé
Dans le froid du mois de Janvier
Quand elle a pris le bateau.
Un bateau, c'est toujours beau
Les souvenirs s'en vont au fil de l'eau.
A Marseille, débarquement
Elle a changé de vêtements,
Changé de langue, changé de lit.
« Bonjour la vie »
« Passeport S.V.P passeport
Nationalité carte d'identité »
IDENTITE
Silence
Les jours se sont enfuis
Fleuris par les sourires
Les arbres et les fruits.
C'est comme ça quand on est petit.
Et puis le printemps est parti
Et les illusions aussi !
IDENTITE
Silence
Une lumière, des larmes
Un cri de liberté, des années d'amertume
La guerre d'Algérie
IDENTITE
Elle avait les dents si blanches
Un sourire si frais
Qu'on aurait dit
Un poème sur la Paix
Mais la paix, elle connaît pas
Car sa vie est un combat.
IDENTITE
Profession du Père : Ouvrier
Fatigué, il parlait à sa manière
Un peu tendre, un peu aigri
Puis un jour, il est parti.
IDENTITE
La Mère : profession ? néant.
Elle s'occupait des enfants
Les aimait à sa manière
Un peu raison, un peu passion
Puis un jour, il a fallu couper le cordon.
IDENTITE
Elle avait l'air d'une Princesse
Pourtant, elle pleurait sans cesse
Le soir, après ses ménages
Elle rêvait de grands voyages.
IDENTITE
Elle était gaie en arrivant
C'est vrai elle avait dix ans.
Aujourd'hui, elle grandit
Pour être libre et fière.
Elle parle toujours le Berbère
Elle lance des S.O.S
Racisme, Justice, Détresse
Amour et Paix sur tous les continents.
S.O.S répond absent.
Il n'y a pas d'abonné
Au numéro que vous avez demandé
Il n'y a pas d'abonné
Au numéro que vous avez demandé
Djouhra ABOUDA

